hoodie : Gap, chemise : Zara, collier : Monki
Ces derniers temps je me suis vraiment relaxée ici. Je ne sais pas vous mais le fait de bloguer peut devenir une vrai angoisse parfois.
Je fais partie de la génération qui a vu le concept de tenir un blog naître puis évoluer (je parle de ceux qui traitent de la mode). Et je suis arrivée comme une fleur il y a quelques mois, avec un peu d’expérience déjà, vraiment pas beaucoup, mais assez pour pouvoir mettre en application le concept d'apprendre de ses erreurs.
J'avais une lecture presque religieuse en admirant la qualité des photos, les tenues élaborées et aussi très souvent en enviant la vie qui était mise en scène sur certains blogs. Le fantasme vendu semble être une part importante de leur succès. Et même parfois le rôle du lecteur est énorme avec cette façon d'idéaliser le propriétaire. Et j'ai l'impression que c'est plus cet aspect qui a engendré l'ouverture de tant de blogs de mode ou 'lifestyle', l'espoir d'une vie plus jolie, plus épurée et photoshopée dans le style des photos partagées sur Tumblr.
Je ne parle ici que pour moi, mais je suis sure que ça parlera à beaucoup. Je me suis déjà retrouvée dans une période, l'appareil photo à la main, complètement fébrile et anxieuse de ne pas réussir à capturer de façon assez parfaite le merveilleux moment que je passais, tout ça pour pouvoir le poster plus tard sur mon blog. Donc en plus d'emmener ma vie privée à mon blog, j'emmenais mon blog dans ma vie privée.
Avec le temps je me suis rendue compte que dans les blogs que je lisais il pouvait y avoir un clair contrôle de la part de certains propriétaires par rapport à ce qu'ils voulaient montrer ou pas. Que ce n'était pas de la 'malhonnêteté' que d'exposer plus un aspect de sa vie qu'un autre. Ça peut paraître logique mais ce n'est qu'à ce moment là que j'ai compris que j'avais le contrôle de mon blog. Que le livre virtuel des règles pour être une bonne blogueuse mode n’existait pas. Que je pouvais enfin me relaxer même si la photo que j'ai prise de mon cheese cake n'est pas réussit.
Et je dois vous dire que ça me ravit












