veste : Zara (old), débardeur : British Red Cross, jeans : COS & boots : ??
Vous voulez que je vous raconte l'histoire de ces bottines chelsea
auxquelles j’assigne toujours deux points d'interrogation ?
En septembre dernier je venais d'arriver à Paris, il faisait beau et avec Jaime
on n’avait pas encore sombré dans la dépression, rapport à la recherche
d'appartement. On savait quand même que ça allait prendre du temps et on avait
prévu une valise légère (oui, même moi) et donc en tant qu'unique paire de
chaussures j'avais désigné des derbies vernies en croco que ma sœur m'avait
trouvées en friperies. Je les adoraient, elles étaient parfaites, allaient avec
tout. Le bon choix quoi.
Sauf que trop pas, elles m'ont lâchées au bout de deux semaines, verdict du
cordonnier : c'est du plastique on ne peut pas les réparer. Du coup pour
pouvoir continuer ma course dans Paris d'appart en appart, j'ai acheté ce qui
me semblait le plus simple (et surtout que j'adore) : des espadrilles. Une
semaine après, maison toujours pas trouvée et les cours à la fac commencent.
Une galère sans nom. A laquelle s'ajoute la pluie. La pluie en espadrilles. Le
lendemain il ne pleut plus mais mes chaussures n'ont pas séchées durant la
nuit, du coup je ne peux pas aller en cours ! Je n'ai pas tenté, mais je suis presque
sure que le motif 'n'avait pas de chaussures' n'est pas le plus convainquant pour
justifier ne pas être allée en cours.
On manquait de temps, d'argent, alors je me suis lancée dans rue de Rivoli
en espérant que dans tous ces magasins il y ait bien quelque chose qui me
convienne pas trop cher. Et c'est là que la paire de chelsea apparait, du bon
plastique made in Rivoli aux prix beaucoup trop élevé pour ce que c'est. Mais
bon, 7 mois après elles sont toujours là et je les portent presque tout le
temps ! Par contre incapable de savoir le nom ou la marque, d'où les points d'interrogation.
(les photos sont prisent par Avril BIG LOVE)